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La chimie verte ou la chimie de demain…

chimieverte2Forts d’avoir participé le mois dernier à un congrès scientifique sur l’environnement à Bruxelles, l’agence de traduction Alltradis, ses traducteurs et interprètes de conférence, ont décidé de vous éclairer ce mois-ci sur un secteur en plein essor : la chimie verte. Encouragée par la raréfaction prévue à plus ou moins long terme des ressources fossiles, elle est devenue un axe prioritaire de la recherche et de l’industrie. Mais que recouvrent les termes de chimie verte, chimie durable ou encore chimie du végétal ?

Depuis l’aube de l’humanité, les sociétés humaines se sont initiées et développées à partir de produits renouvelables (bois, cuir, huiles ou autres fibres végétales,…) qui ont donné les fondements de l’industrie chimique, bien avant l’avènement du charbon et plus tard du pétrole.  Le XXè siècle a ainsi été celui du tout « fossile », où le développement humain et industriel s’est fait sur la base de ressources fossiles non renouvelables.

La chimie verte est la chimie des nouvelles énergies, des nouveaux produits et matériaux issus de l’agriculture.

Bien sûr, selon certains, la chimie verte reste encore « l’ensemble des principes et des techniques pour réduire ou éliminer l’usage ou la formation de substances dangereuses et/ou toxiques dans la conception, la production et l’utilisation des produits chimiques ». Dans ces cas là, il ne s’agit pas uniquement de végétaux, mais de tout ce qui peut minimiser les impacts des produits.

Quoi qu’il en soit, pour pouvoir se substituer au pétrole, de nombreux pas sont encore nécessaires, et la chimie verte doit encore absolument démontrer son efficacité industrielle, économique et environnementale.

Pourtant, les végétaux pourraient remplacer le pétrole dans la majorité des processus industriels. Ils ont de nombreux avantages :

  • – ils sont renouvelables,
  • – ils sont biodégradables
  • – leur production ne contribue pas ou peu à l’émission de gaz à effet de serre.

Selon l’INRA, « Le concept de valorisation non alimentaire  est un terme récent, créé à l’aube des années 1980 pour répondre aux excédents agricoles. Depuis cette dynamique s’est transformée en assimilant la logique du développement durable à l’encontre d’une logique productiviste. Les avancées scientifiques dans les plantes,  les technologies de transformation, les biotechnologies permettent d’envisager à terme que des produits de la chimie verte du carbone renouvelable, substituables et compétitifs, remplaceront ceux issus des matières fossiles, dans les domaines des énergies, des matériaux, de la chimie fine. En 2005,  l’académie américaine des sciences a déclaré que les sciences biologiques vont vraisemblablement avoir le même impact sur la formation de nouvelles industries que les sciences physiques et chimiques l’ont eu au XXe siècle. »

Quoi qu’il en soit, étant considérée comme orientée « tout végétal » ou pas, il est intéressant de voir que les scientifiques ont accordé leurs violons pour définir les « principes fondateurs » de cette chimie verte. Selon le CNRS, on peut ainsi compter 12 préceptes :

  • 1- La prévention de la pollution à la source en évitant la production de résidus.
  • 2- L’économie d’atomes et d’étapes qui permet de réaliser, à moindre coût, l’incorporation de fonctionnalités dans les produits recherchés tout en limitant les problèmes de séparation et de purification.
  • 3- La conception de synthèses moins dangereuses grâce à l’utilisation de conditions douces et la préparation de produits peu ou pas toxiques pour l’homme et l’environnement.
  • 4- La conception de produits chimiques moins toxiques avec la mise au point de molécules plus sélectives et non toxiques impliquant des progrès dans les domaines de la formulation et de la vectorisation des principes actifs et des études toxicologiques à l’échelle cellulaire et au niveau de l’organisme.
  • 5- La recherche d’alternatives aux solvants polluants et aux auxiliaires de synthèse.
  • 6- La limitation des dépenses énergétiques avec la mise au point de nouveaux matériaux pour le stockage de l’énergie et la recherche de nouvelles sources d’énergie à faible teneur en carbone.
  • 7- L’utilisation de ressources renouvelables à la place des produits fossiles. Les analyses économiques montrent que les produits issus de la biomasse représentent 5 % des ventes globales de produits chimiques et pourraient atteindre 10 à 20 % en 2010. Plus de 75% de l’industrie chimique globale aurait alors pour origine des ressources renouvelables.
  • 8- La réduction du nombre de dérivés en minimisant l’utilisation de groupes protecteurs ou auxiliaires.
  • 9- L’utilisation des procédés catalytiques de préférence aux procédés stoechiométriques avec la recherche de nouveaux réactifs plus efficaces et minimisant les risques en terme de manipulation et de toxicité. La modélisation des mécanismes par les méthodes de la chimie théorique doit permettre d’identifier les systèmes les plus efficaces à mettre en oeuvre (incluant de nouveaux catalyseurs chimiques, enzymatiques et/ou microbiologiques).
  • 10- La conception des produits en vue de leur dégradation finale dans des conditions naturelles ou forcées de manière à minimiser l’incidence sur l’environnement.
  • 11- La mise au point des méthodologies d’analyses en temps réel pour prévenir la pollution, en contrôlant le suivi des réactions chimiques. Le maintien de la qualité de l’environnement implique une capacité à détecter et si possible à quantifier, la présence d’agents chimiques et biologiques réputés toxiques à l’état de traces (échantillonnage, traitement et séparation, détection, quantification).
  • 12- Le développement d’une chimie fondamentalement plus sûre pour prévenir les accidents, explosions, incendies et émissions de composés dangereux.

On imagine alors facilement ce que pourrait être un futur où la science, au-delà du simple principe de précaution, utilise ces règles comme lignes directrices. Et si le XXè siècle n’était qu’une parenthèse ? Et si la chimie verte ou celle des végétaux reprenait ses droits dans le futur..? La réponse est à notre portée, dès demain…


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Notre expérience, acquise depuis quasiment 20 ans à travers la traduction écrite de plus de 19.000 projets multilingues et la traduction simultanée des plus grands congrès mondiaux, nous confère aujourd’hui un statut de référence qualité dans plusieurs domaines (traduction médicale/pharmaceutique, traduction cosmétique/luxe/mode, traduction technique, traduction juridique,  traduction marketing/finance/RH, etc).

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